Quand ouvrir la porte fait basculer le destin...
- lagriotte4
- 10 nov.
- 2 min de lecture

Rencontre d’un homme de la terre et d’un caprice, d’un paysan qui n’a cessé de rêver et d’une jeune fille pensant que tout peut s’acheter...
Comment a-t-elle réussi à le convaincre, lui, l’homme droit que l’on n’achète pas ?!
Ses yeux bleus, ses gestes délicats, sa fragilité associée à cette assurance qu’ont ceux qui savent que rien ne leur sera refusé ; le regard sensible qu’elle a porté sur cette porte qu’alors, en l’instant, elle a voulu posséder ?
Le "trophée" est loin, lourd, difficile à transporter, qu’importe elle peut payer !
Sa détermination rejoint alors les rêveries de Barcus. Le courageux paysan connaît sa force.
Il sait aussi, mais oublie dans le même temps, ce qu’il possède et qui n’a pas de prix : sa petite maison, ses brebis, son chien. Et il y a aussi Bella, sa femme, qui a déjà compris qu’il allait dire oui. Car tout ce que cet argent fait miroiter a pris le pas sur sa pensée.
Parce que la chance a frappé à sa porte (!), il partira livrer celle-ci de l’autre côté de la montagne, tandis que Noémie en fait un "porte-bonheur" et la relie à son mariage, comme si le cœur qui la traverse pouvait sceller le sien et celui de son fiancé...
Cette porte s’était déjà toute une histoire quand elle était encore dans ses gonds. Ses origines suspectes - vanité du grand-père, amour secret de l’artisan pour sa grand-mère - et sa spécificité faisait de ces aieuls et de ses héritiers des gens spéciaux. Sur son dos, l’histoire continue, mais Barcus n’en fait plus une fierté. Au contraire, ce voyage lui a fait côtoyer l’état sauvage ; il en ressort hirsute, sale, mais surtout n’a-t-il pas sali son âme pour quelques billets ? N’a-t-il pas pris des risques inconsidérés, entraînant dans l’aventure son chien fidèle qui n’avait rien demandé, comme malgré elle Bella qui aurait refusé ? N’a-t-il pas sacrifié son bonheur simple pour des chimères... ?!



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